| Difficulté 
Michael Ammar nous propose une sélection
de 11 tours plus ou moins classiques, divers, faciles à exécuter et dont la qualité et
l'impact sont garantis.
Twisting the aces : quatre as se
retournent les uns après les autres de façon inexplicable.
Daley's last trick : le magicien donne à un spectateur les deux as noirs et garde
les deux rouges. Lorsqu'il lui demande de vérifier, les as ont permuté et le spectateur
a maintenant les deux rouges.
Card warp : deux cartes sont pliées et une est mise en sandwich dans l'autre,
lorsque cette dernière est poussée au travers de la carte, elle a subit une torsion car
une moitié représente la face et l'autre le tarot.
Poker routine : démonstration de tricherie pendant laquelle le magicien se donne
les quatre as. Il recommence et cette fois donne de bonnes mains à tous dont trois as à
un joueur. Impossible pour lui d'avoir les quatre, finalement il obtient une quinte flush
royale à pique.
Poker face : deux cartes sont choisies par deux spectateurs puis perdues dans le
jeu, le magicien explique qu'il peut retrouver les cartes simplement en regardant
l'expression du visage des spectateurs. Il effeuille le jeu et s'arrête sur les
cartes choisies.
Overkill : un spectateur coupe un petit paquet de cartes, pendant que le magicien
en dispose vingt devant lui, le spectateur choisit la carte dont le rang correspond au
nombre de cartes qu'il a coupé. Le magicien effeuille le jeu et annonce l'identité de la
carte choisie, il fait un ruban et montre une seule carte dont le dos est différent c'est
la carte choisie, encore plus fort le nom de cette carte est inscrit dans l'étui du jeu.
Finalement lorsque le spectateur retourne le petit paquet qu'il avait coupé, il constate
que la première carte est encore celle choisie.
Card through Hankerchief : une carte choisie est remise dans le paquet qui est lui
même emprisonné dans un foulard, quelques secousses sur le foulard et une carte le
traverse, c'est la carte du spectateur.
Card penetration and change : une carte choisie est enfermée dans un foulard, d'un
geste, elle le traverse pour se retrouver face visible sur le jeu. Lorsque l'on ouvre le
foulard c'est une autre carte qui se trouve à l'intérieur.
That's it : une carte est choisie, le magicien demande au spectateur de toujours
répondre que c'est la bonne carte. Il lui en montre plusieurs dont celle choisie et les
met de côté en disant que ce ne sont pas les bonnes. Puis il montre une carte quelconque
et annonce que c'est la bonne. Le spectateur le contredit mais lorsqu'il vérifie, la
carte s'est transformée en celle choisie.
The ambitious card : une carte est perdue plusieurs fois dans le milieu du jeu,
elle se retrouve toujours sur le dessus du paquet, remontant même à vue.
Bonus : MacDonald's aces : les quatre as sont mis en témoins puis sont couverts
par trois cartes quelconques. Un spectateur pose ses mains sur le dernier tas. Le magicien
fait disparaître les trois as les uns après les autres, les transformant en cartes
quelconques. Lorsque le spectateur vérifie, il a sous sa main les quatre as.
Notre avis 
Michael Ammar continue sa sélection de
tours certains classiques et d'autres moins. A noter, cette fois-ci que deux tours se
distinguent par leur faiblesse, le premier " Daley's last trick " qui utilise
comme technique les levées doubles, n'a rien d'exceptionnel, c'est le genre de truc
auquel pense un débutant qui vient d'apprendre cette technique. Il en va de même pour
" That's it " dont l'impact réside essentiellement dans la phrase gimmick qui
se trouve être le nom du tour.
Parmi les classiques, il est intéressant
de s'attarder sur la carte à travers le foulard car bien qu'étant un classique, on ne le
voit pas souvent. En le combinant à Card penetration and change, vous en accroîtrez
l'effet. Le bonus est lui aussi de qualité et pour la première fois de la série vous
utiliserez des cartes spéciales fournies avec votre vidéo. Un tour que vos spectateurs
ne seront pas prés d'oublier.
Le programme en Anglais dure 80 minutes,
avec toutes les qualités présentes dans la première vidéo (voir critique du premier
volume). Il faut rappeler que les techniques ne sont pas toutes expliquées, ce n'est pas
le sujet du programme mais ceci ne devrait pas poser de problème puisque celles
utilisées sont des techniques de base. Dommage tout de même que le forçage utilisé au
cours de la routine Poker face, ne soit pas cité simplement à titre d'information.
On peut juger de la qualité de la vidéo
au fait qu'elle ne semble pas, ni vieille ni démodée, elle a pourtant 10 ans au moment
où j'écris ces lignes, car au cours d'une routine une spectatrice signe et date sa carte
en mettant 1994. Seul détail qui pourrait trahir l'âge du film, ce sont les énormes
lunettes de Michael Ammar, espérons qu'elles étaient à cette époque à la mode et
qu'il en a changé depuis. Excellente vidéo, de la bonne matière première pour ceux qui
ne connaîtraient pas ces routines et pour tous ceux qui aiment les belles productions.
Nos conseils
Dans la routine Overkill, le magicien
découvre la carte en " faisant parler le paquet ", c'est à dire qu'il
effeuille le jeu et tend l'oreille avant d'annoncer son identité. Cette découverte me
semble un peu trop directe et nuit à l'effet car cela fait penser immédiatement à un
forçage. Il serait à mon avis plus intéressant de découvrir la carte de façon plus
théâtrale ou mystérieuse. Pourquoi pas la faire découvrir par une tierce personne dans
le public, en utilisant par exemple le gimmick SPEX, en plus de faire participer le
public, ce serait aussi l'occasion de se servir de cet accessoire qui traîne dans vos
tiroirs. Tout autre méthode fera l'affaire du moment qu'elle ne donne pas le sentiment
que le magicien connaît la carte depuis le début, bien que la suite de la routine prouve
le contraire, mais comme les révélations s'enchaînent rapidement, les spectateurs ne se
posent plus de question.


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